Première impression : La framboise qui change tout
Bon, soyons honnêtes. Quand j’ai vaporisé Addict Purple Glow la première fois, j’ai eu un mouvement de recul. La framboise débarque comme un bulldozer : intense, presque sirupeuse, avec cette texture confite qui fait penser aux bonbons Haribo version luxe. Mon premier réflexe ? « Dior, sérieux ? »
Mais j’ai attendu. Quinze minutes, montre en main.
Et là… l’iris. Cette note poudreuse que Kurkdjian maîtrise comme personne transforme complètement le truc. La framboise s’assagit, prend de la profondeur, arrête de crier. Ça reste sucré, clairement – mais ça devient portable. Presque chic, même.
Pour découvrir notre analyse complète de cette composition, il faut comprendre que c’est un parfum qui demande patience. Les dix premières minutes ne représentent pas le parfum final.
Test terrain : Tenue et projection sur 15 jours
La tenue (franchement solide)
J’ai porté ce parfum dans des conditions variées : bureau climatisé, sortie en terrasse un soir de mars, séance de sport légère. Résultat ?
6 à 8 heures facile. Sur moi (peau plutôt sèche), je captais encore des effluves vanillés en fin de journée. Sur ma copine (peau grasse), ça tenait carrément jusqu’au lendemain matin sur les vêtements.
La framboise part en première, évidemment. Vers la 3e heure, c’est surtout l’iris-vanille qui domine – et franchement, c’est là que le parfum devient vraiment bon.
Le sillage (attention danger)
Deux vaporisations suffisent. Largement.
J’ai testé trois pshits le premier jour… Grosse erreur. Ma collègue m’a gentiment fait comprendre qu’elle « sentait la framboise depuis 9h ». Pas le compliment du siècle.
Avec deux pulvérisations (nuque + poignet), le sillage reste présent sans être agressif. Les gens le remarquent quand ils s’approchent – pas quand ils entrent dans la pièce. C’est exactement ce qu’on veut.
La projection (costaud les 2 premières heures)
Les deux premières heures, Purple Glow projette fort. Genre vraiment fort. Ensuite ça se calme pour devenir une bulle aromatique d’environ un mètre. Vers la 4e heure, il faut coller son nez sur la peau pour bien sentir – mais ça reste perceptible.
Points forts / Points faibles
Ce qui marche
- La signature Kurkdjian : On reconnaît sa patte immédiatement, cette capacité à rendre luxueux un accord qui pourrait virer bonbon.
- L’évolution : Le parfum change vraiment entre le top et le fond. Ça reste intéressant toute la journée.
- La polyvalence genre : J’ai fait tester à deux potes (des mecs). Sur eux, ça devient plus épicé, moins sucré. Vraiment portable en mixte.
- La bouteille : Bon OK, c’est superficiel, mais ce violet brillant… C’est classe sur une étagère.
Ce qui coince
- Les 10 premières minutes : Si vous n’aimez pas la framboise, passez votre chemin. Cette phase « bonbon » est inévitable.
- Le côté gourmand assumé : C’est pas un parfum discret ou minimaliste. Ça sent le sucre, point. Certains trouveront ça cheap.
- Pas pour tout le monde : En réunion client ultra-corporate, j’éviterais. C’est trop « jeune », trop ludique pour certains contextes.
- Le prix Dior : On y vient justement…
Rapport qualité-prix (aïe)
Voilà le point qui fâche. Comptez environ 145€ les 100ml. On est dans du luxe, catégorie premium haut de gamme.
Est-ce que ça les vaut ? Disons que… c’est compliqué.
OUI si vous cherchez une signature moderne, bien faite, avec la qualité Kurkdjian (ingrédients, tenue, bouteille). C’est du travail de pro, ça se sent.
NON si vous voulez juste « un truc qui sent la framboise ». Là, franchement, y’a des options à 60€ qui feront le job.
Comparé à d’autres floraux fruités du marché (genre Lancôme La Vie Est Belle ou YSL Mon Paris), Purple Glow joue dans une autre catégorie niveau sophistication. Mais il coûte aussi 40€ de plus.
Mon conseil ? Achetez le 50ml si vous hésitez. Ou attendez les coffrets de fin d’année – Dior fait souvent des formats découverte intéressants.
Verdict final + Note
Addict Purple Glow, c’est quoi au final ? Un parfum qui assume totalement son côté gourmand-moderne, avec suffisamment de technique pour ne pas tomber dans le piège du « parfum ado ». Kurkdjian a réussi à rendre noble un accord framboise-vanille – et franchement, c’est pas donné à tout le monde.
Je le recommande si :
- Vous aimez les parfums qui évoluent vraiment sur la peau
- Le sucré ne vous fait pas peur (au contraire)
- Vous cherchez un floral fruité qui sort du lot
- Vous voulez un parfum printemps-été qui tient la route
Passez votre tour si :
- Vous détestez les notes fruitées
- Vous préférez les parfums discrets, « peau de bébé »
- Votre budget parfum ne dépasse pas 80€
- Vous bossez dans un environnement ultra-formel
MA NOTE : 7,5/10
C’est un bon parfum. Vraiment bon, même. Mais pas révolutionnaire. La technique est là, la tenue aussi, le plaisir olfactif est réel. Par contre, à 145€, j’aurais aimé être totalement bluffé – et là, je suis juste… convaincu.
Dernier truc : portez-le au printemps. Sur les premières chaleurs d’avril-mai, quand le soleil commence à taper, cette framboise-vanille trouve son terrain de jeu idéal. En plein été, ce sera trop. En hiver, ce sera bizarre. Mais entre mars et juin ? Parfait.
