Balenciaga Pour Homme : mon test sans filtre

Balenciaga Pour Homme, c’est ce flacon noir mat avec un bouchon en bois que j’ai longtemps croisé en parfumerie sans jamais vraiment m’y arrêter. Grosse erreur. Parce que là, après deux semaines de test intensif, je me demande pourquoi personne n’en parle plus.

Première impression : classique mais pas ringard

Bon, soyons honnêtes. La première vaporisation m’a fait penser « OK, c’est un masculin boisé de plus ». Cèdre, vétiver, poivre… Le triptyque habituel. Mais attendez dix minutes. Vraiment.

Ce qui change tout, c’est cette note verte qui débarque – quelque chose entre la feuille de violette et le géranium. Pas le côté savonneux qu’on trouve partout, plutôt une verdure légèrement terreuse. C’est difficile à décrire mais ça donne du caractère à l’ensemble.

Le poivre en ouverture pique un peu. Normal. Puis ça s’arrondit vite avec une lavande discrète (enfin, discrète pour de la lavande). Le résultat? Un truc qui sent propre sans sentir le gel douche. Vous voyez le genre?

Test terrain : là où ça devient intéressant

J’ai porté ce parfum dans trois contextes différents pour vraiment le jauger.

Au bureau (trois jours consécutifs)

Projection modérée – ce qui veut dire qu’on ne vous sent pas arriver trois minutes avant. Franchement, c’est un point positif pour moi. Deux vaporisations suffisent amplement. La tenue? Solide. Je partais à 8h, à 17h c’était encore là sur ma peau.

Le sillage reste dans votre bulle personnelle. Pas de compliments spontanés (ce qui n’est pas un critère pour moi, mais je sais que certains y tiennent). Par contre, en fin de journée, ma chemise gardait encore cette odeur boisée-verte agréable.

Sortie entre potes (bar, puis restaurant)

Là, j’avoue avoir douté. C’est pas le parfum qui va vous faire remarquer dans une foule. Trop sage pour ça. Mais mon pote m’a demandé ce que je portais vers minuit – donc ça tenait encore après 6 heures. Pas mal quand même.

Weekend sport (balade en forêt, puis courses)

Curieusement, c’est là qu’il m’a le plus plu. Cette note verte s’accordait parfaitement avec l’extérieur. Et la chaleur corporelle de la marche l’a fait évoluer vers quelque chose de plus résineux, presque balsamique. Une belle surprise.

Ce qui marche vraiment

Le cèdre. Voilà le patron de cette composition. Pas un cèdre crayon à papier, plutôt la version noble, légèrement humide. Il structure tout du début à la fin sans jamais devenir lourd.

La versatilité aussi. Je l’ai porté aussi bien avec un costume qu’en jean-baskets. Ça passe partout – printemps, automne, peut-être même début d’hiver si vous ne chauffez pas trop chez vous.

L’évolution reste intéressante pendant des heures. Beaucoup de masculins modernes sentent la même chose du début à la fin (bonjour les molécules synthétiques surutilisées). Là, non. Ça vit, ça bouge, ça respire.

Ce qui coince un peu

L’originalité. Disons que si vous cherchez à vous démarquer radicalement, passez votre chemin. C’est un parfum qui joue la carte de la qualité d’exécution plutôt que de la prise de risque.

La projection moyenne peut frustrer ceux qui veulent « marquer leur territoire ». Personnellement, je m’en fiche… mais je sais que certains préfèrent les bombes olfactives.

Le flacon. Beau mais lourd. Et ce bouchon en bois, aussi esthétique soit-il, ne se visse pas toujours de manière hyper fluide. Détail, certes.

Rapport qualité-prix : la bonne surprise

On trouve le 100ml autour de 65-75€ selon les sites. Franchement? C’est honnête. On n’est pas dans le luxe inaccessible, mais la qualité est là.

Comparé à certains masculins designer qui tournent autour de 80-90€ et tiennent trois heures montre en main, Balenciaga Pour Homme fait clairement mieux. Les matières sentent réelles, pas chimiques.

Pour un budget accessible, vous avez un parfum bien construit qui tient la route. Pas de fausse promesse, pas d’effet waouh qui s’effondre au bout de 45 minutes.

Verdict sans langue de bois

Balenciaga Pour Homme, c’est le mec fiable. Celui qui n’oublie jamais votre anniversaire mais qui ne va pas faire le pitre sur la table au restaurant. Ça peut sembler ennuyeux dit comme ça, mais en vrai, c’est rassurant d’avoir ce genre de parfum dans sa collection.

Il fait le job. Point. Pas de fioriture, pas de storytelling fumeux sur « l’homme moderne qui assume sa masculinité décomplexée ». Juste un bon boisé aromatique bien foutu qui sent bon du matin au soir.

Je le recommande particulièrement aux 30-50 ans qui en ont marre des trucs trop sucrés ou trop agressifs. Aux débutants aussi, parce que c’est le genre de parfum qui vous apprend ce qu’est une composition équilibrée.

Par contre, si vous avez 20 ans et que vous voulez draguer en boîte de nuit, ou si vous cherchez un parfum qui va déclencher des compliments à chaque coin de rue… ce n’est probablement pas le bon choix.

Ma note : 7,5/10

Pourquoi pas plus? Parce qu’il lui manque cette petite étincelle qui ferait la différence entre « très bien » et « excellent ». Mais pourquoi pas moins? Parce que techniquement, c’est du solide, et que je continuerai à le porter.

Un dernier mot : ce parfum vieillit bien. Mon flacon a maintenant six mois, et je trouve qu’il s’est bonifié avec le temps. La note verte est devenue plus prononcée, plus affirmée. Comme quoi, la patience paie parfois.

Vous l’avez testé? Vous êtes plutôt team cèdre ou ça vous laisse indifférent?

Article rédigé par

Thomas Verdict