Bon, soyons honnêtes : Divine Couture, c’est pas le parfum pour celles qui cherchent la discrétion. Dès le premier pschitt, j’ai compris que j’allais passer une journée… animée.
Première Impression : La Framboise Qui Claque
La première fois que j’ai vaporisé Divine Couture, je me suis dit : « Putain, ils y sont pas allés de main morte chez Gaultier. » La framboise débarque comme une diva sur scène – pas de demi-mesure, pas de pudeur. C’est juteux, acidulé, presque agressif dans les 30 premières secondes.
Franchement ? Ca surprend. Mais pas dans le mauvais sens du terme. On sent que Quentin Bisch a voulu marquer le coup, faire un truc qui ne ressemble à rien d’autre dans la gamme Gaultier. Mission accomplie.
Au bout de 10 minutes, cette meringue débarque et là… Wow. Le contraste est dingue. On passe du fruit qui pète à cette douceur poudrée, presque cotonneuse. C’est difficile à décrire mais c’est exactement à ce moment que j’ai compris pourquoi ce parfum s’appelle « Divine Couture » – il y a vraiment cette idée de construction, de transformation.
Test Terrain : Tenue et Projection
Projection : Les copines, accrochez-vous. Les 2 premières heures, vous allez parfumer un rayon de 2 mètres minimum. Je suis pas du genre à faire gaffe à ce genre de trucs d’habitude, mais là j’ai carrément eu des remarques au bureau. « C’est quoi ce parfum de fou ? » – genre 4 fois dans la matinée.
Après, ça se calme. Vers la 3ème heure, la projection devient raisonnable. On reste dans quelque chose de présent mais plus portable en société.
Tenue : Pas mal du tout. J’ai tenu facilement 8 heures avec une bonne présence. Le truc marrant, c’est que le parfum évolue vraiment. En fin de journée, c’est quasi méconnaissable – le benjoin prend le dessus et ça devient beaucoup plus chaud, presque ambré.
Point important : sur vêtement, ça tient 48h facile. J’ai retrouvé l’odeur sur mon pull deux jours après (ce qui peut être cool… ou pas, selon les cas).
Pour ceux qui veulent approfondir l’histoire de cette création, vous pouvez découvrir notre analyse détaillée sur les inspirations de Quentin Bisch.
Points Forts / Points Faibles
Ce Qui Marche
✓ L’originalité – Sérieux, je connais pas beaucoup de parfums qui jouent cette carte framboise-meringue. C’est culotté et ça change des éternels floraux blancs.
✓ L’évolution – Le parfum raconte vraiment une histoire sur la peau. De l’acidité fruitée au fond boisé-vanillé, il y a un vrai voyage olfactif.
✓ La gourmandise maîtrisée – Alors oui c’est gourmand, mais ça vire pas au sirop pour enfants. Il y a une vraie sophistication derrière.
✓ La polyvalence – Gaultier le classe en mixte, et pour une fois c’est pas du bullshit marketing. Je verrais bien un mec l’assumer sans problème.
Ce Qui Coince
✗ La projection initiale – Si vous bossez dans un open space, méfiance. Les 2 premières heures peuvent être… intenses pour votre entourage.
✗ Pas pour toute l’année – En plein été à 35°C ? Bof. C’est clairement un parfum printemps-automne, voire début d’hiver.
✗ La framboise divise – J’ai fait tester à 5 personnes. 2 ont adoré, 3 ont trouvé ça « trop ». Faut aimer ce côté théâtral.
✗ Le sillage sucré – En fin de journée, ça peut tourner un peu trop vanillé-sucré si vous forcez sur les vaporisations.
Rapport Qualité-Prix
Alors là, sujet qui fâche. Divine Couture se positionne dans la fourchette premium de Gaultier – comptez entre 90 et 120€ selon les formats et les revendeurs.
C’est cher ? Disons que c’est pas donné. Mais bon, on parle quand même d’une création 2026, signée Quentin Bisch, avec une vraie recherche olfactive derrière. Comparé aux tarifs délirants de certaines niches (200€ les 50ml), ça reste dans le raisonnable pour du premium.
Mon conseil : chopez le 50ml pour tester. Si vous accrochez vraiment, le 100ml sera plus rentable. Mais vu le caractère affirmé du truc, mieux vaut pas se retrouver avec un flacon géant d’un parfum que vous porterez finalement 3 fois par an.
Ah, et j’oubliais : en ce moment il y a pas mal de promos chez certains revendeurs en ligne. J’ai vu passer des -20% qui rendent la pilule plus facile à avaler.
Pour Qui ? Pour Quand ?
Profil idéal : Les nanas (ou mecs) qui assument leur côté extraverti. Si vous cherchez un parfum « bureau discret », passez votre chemin. Par contre, si vous aimez qu’on vous remarque, qu’on vous demande « mais c’est quoi ce parfum ? », là vous êtes au bon endroit.
Saison : Printemps sans hésiter. L’automne peut fonctionner aussi. L’été, uniquement en soirée climatisée. L’hiver… bof, il y a mieux (trop léger pour vraiment réchauffer).
Occasions : Journée shopping avec les copines, date en terrasse, vernissage, brunch du dimanche. Pas réunion importante ni enterrement de grand-mère, vous voyez le genre ?
Mon Verdict Cash
Divine Couture, c’est le parfum que j’aurais détesté il y a 5 ans et que j’apprécie aujourd’hui. Parce que j’en ai marre des parfums formatés, des floraux blancs interchangeables, des copies de copies.
Là, Gaultier et Bisch ont pris un risque. Ils auraient pu jouer la sécurité avec un énième floral musqué fade. Ils ont choisi de faire un truc qui divise, qui affirme, qui ne laisse pas indifférent.
C’est pas mon parfum signature. C’est pas celui que je porterais tous les jours. Mais c’est celui que je sors quand j’ai envie de sourire, de jouer, d’être un peu théâtrale.
La framboise explosive, la meringue poudrée, le benjoin chaleureux… Tout ça crée un équilibre bizarre mais diablement efficace. Oui, c’est gourmand. Oui, c’est intense. Mais c’est aussi sophistiqué, bien construit, et franchement fun à porter.
Tout le monde va aimer ? Certainement pas. Ceux qui aiment vont devenir obsédés ? Probablement.
Ma note : 7.5/10
Points perdus pour la projection initiale un peu violente et le côté saisonnier limité. Points gagnés pour l’originalité, l’évolution et le courage de la composition.
Voilà, vous savez tout. Maintenant, allez le sentir en boutique et faites-vous votre propre avis. Parce qu’entre nous, c’est le seul qui compte vraiment.
