Première Impression : Surprise Florale
Bon, soyons honnêtes. Quand j’ai commandé ce Cacharel (oui, Cacharel fait encore des parfums), je m’attendais à un truc gentillet. Une eau de toilette banale pour supermarché.
Première vaporisation au poignet. La bergamote claque direct – pétillante mais pas agressive. Puis ça se calme en 30 secondes. La lavande arrive, accompagnée de fleur d’oranger. Pas désagréable du tout.
L’ensemble sent… frais. Propre. Presque savonneux au début. Franchement, j’ai failli le ranger en me disant « sympa mais sans relief ».
J’avais tort.
Test Terrain : La Métamorphose
Là où ça devient intéressant, c’est après 20-30 minutes. Le côté savonneux disparaît complètement. Place à quelque chose de plus rond, plus enveloppant.
La vanille monte progressivement – pas la vanille bonbon hein, plutôt crémeuse. Le benjoin ajoute un côté légèrement épicé, presque balsamique. C’est disons que… ça gagne en personnalité.
Tenue
Porté un mardi entier au bureau. Vaporisé à 7h30, encore perceptible à 16h. Pas énorme comme performance mais correct pour un oriental moderne. Faut quand même se pencher pour sentir après midi.
Compter 6-7 heures de tenue réelle. Acceptable.
Sillage et Projection
La projection reste modeste. Les deux premières heures, on vous sent dans un rayon d’un mètre environ. Après, ça devient carrément intimiste.
Bon point : vous n’asphyxierez personne dans l’ascenseur. Mauvais point : ne comptez pas marquer les esprits dans une soirée bondée.
Points Forts / Points Faibles
Ce Qui Fonctionne
L’équilibre général mérite mention. Pas facile de marier lavande provençale et vanille orientale sans tomber dans le piège du fourre-tout. Ici, ça passe plutôt bien.
La fleur d’oranger apporte une douceur bienvenue. Elle adoucit le côté parfois austère de la lavande. Résultat : un oriental accessible, pas intimidant.
Le prix aussi (j’y reviens après).
Ce Qui Coince
La tenue, clairement. Pour un oriental, même moderne, 6-7 heures c’est juste. J’aurais aimé 2-3 heures de plus.
Le sillage discret peut frustrer. Si vous cherchez à vous faire remarquer, passez votre chemin. C’est un parfum pour soi, pas pour les autres.
L’originalité relative. On est sur un territoire balisé – oriental floral féminin. Rien de révolutionnaire. Mais est-ce vraiment un défaut?
Rapport Qualité-Prix
Trouvé à 58€ les 100ml sur plusieurs sites. Certaines enseignes le bradent déjà à 45€.
À ce tarif, franchement, difficile de faire la fine bouche. Vous avez un parfum bien construit, portable au quotidien, qui sent bon sans faire cheap.
Comparé aux orientaux de niche qui dépassent allègrement les 150€ pour des performances similaires… le calcul est vite fait.
Pour découvrir notre analyse détaillée de la pyramide olfactive, les notes se déploient de manière assez linéaire. Pas de rebondissements spectaculaires mais une cohérence appréciable.
Pour Qui Ce Parfum?
Les femmes qui cherchent un oriental wearable pour le bureau. Ou pour le printemps – parce que oui, c’est assez léger pour les beaux jours.
Celles qui veulent tester la famille orientale sans investir 200 balles. Parfait comme porte d’entrée.
Les amateurs de sillages discrets. Si vous détestez qu’on sente votre parfum à 3 mètres, bingo.
Pas Pour Qui?
Les accros aux bêtes de projection. Si votre credo c’est « un parfum doit claquer », vous serez déçu.
Celles qui veulent un truc unique, jamais senti ailleurs. On reste dans du classique moderne.
Si vous cherchez un parfum pour les soirées d’hiver, prenez plus costaud. Celui-là manque de coffre pour affronter le froid.
Comparaisons
Des similitudes avec certains floraux orientaux grand public – je pense à quelques Lancôme ou même certains Guerlain d’entrée de gamme. Mais Ella Ella Flora Azura joue davantage la carte méditerranéenne grâce à sa lavande.
Moins sucré qu’un Hypnotic Poison. Plus floral qu’un Black Opium. Quelque part entre les deux, en version allégée.
Pour ceux que l’histoire intéresse, vous pouvez lire aussi le contexte de création, même si bon, connaître les intentions du créateur ne change pas ce qu’on sent au final.
Verdict Final
Ella Ella Flora Azura, c’est le parfum que vous offrez à votre cousine de 25 ans qui demande « quelque chose de féminin mais pas trop ». Ou celui que vous achetez pour vous parce que franchement, à moins de 60 balles, pourquoi se priver?
C’est bien fait. Propre. Sans prise de risque mais sans faute de goût non plus.
La tenue moyenne et le sillage timide empêchent la note maximale. Mais pour un quotidien tranquille, ça fait largement le job.
Ma note : 6,5/10
Recommandé? Oui, si vous cherchez un oriental facile à porter et gentil avec le porte-monnaie. Non, si vous voulez marquer les esprits ou tenir 12 heures.
Achat en aveugle possible? À moins de 50€, le risque est limité. Mais testez quand même si vous pouvez – la lavande peut rebuter certaines personnes.
Rachèterai-je? Probablement pas. J’ai déjà trois orientaux qui font mieux. Mais je ne regrette pas l’achat. Et ma copine me l’a déjà emprunté deux fois, ce qui en dit long.
