Première impression : la surprise du boisé
Bon, je m’attendais à un énième parfum sport aquatique transparent. Givenchy m’a surpris.
À la première vaporisation, j’ai froncé les sourcils. Ce n’est PAS le Gentleman que je connaissais. Plus vert, plus aromatique, avec ce côté boisé qui arrive assez vite. La fraîcheur est là, mais elle a du corps. Pas désagréable – juste inattendu.
Mon nez a mis quelques secondes à comprendre où ils voulaient en venir. Entre le sport et le chic. Pas bête comme positionnement.
L’ouverture joue sur les herbes aromatiques (impossible de ne pas penser au romarin ou à la sauge). Puis ce boisé sec prend le relais assez rapidement. En 10 minutes, le jus révèle vraiment sa personnalité.
Le flacon
Design classique Gentleman, mais avec un twist sportif. Finition mate sur les côtés, légèrement plus compact que le GR original. Franchement pratique pour le sac de sport – même si à ce prix, j’éviterais de le trimballer partout.
Test terrain : deux semaines au quotidien
J’ai porté Gentleman Society Sport dans différentes situations. Voilà ce que j’ai constaté.
Tenue
Plutôt costaud pour un parfum positionné sport. Je tiens facilement 6-7 heures avant que ça devienne un parfum de peau. Pas exceptionnel, mais correct. Le boisé s’accroche mieux que les notes aromatiques du départ qui s’estompent après 2 heures.
Sur vêtements, c’est une autre histoire. J’ai retrouvé des traces le lendemain sur un pull en coton. Bon point.
Sillage et projection
Modéré. Vraiment. Les deux premières heures, on vous sent à 50 cm – pas plus. Ça convient parfaitement au bureau ou aux espaces fermés. Pour marquer sa présence en soirée… bof.
J’ai testé 3 vaporisations (cou + poignets) : projection correcte sans être envahissante. À 4 vaporisations, ça devient lourd. Le sweet spot se situe vraiment à 2-3 pschitt.
Évolution dans la journée
Le parfum change pas mal. Départ frais et vert, milieu de journée boisé sec avec une pointe aromatique, fin de journée légèrement poudrée (ce qui m’a étonné). Cette évolution est intéressante mais peut dérouter ceux qui cherchent une signature linéaire.
Par contre, pour découvrir notre analyse détaillée des notes, j’ai identifié cette structure pyramidale assez classique finalement.
Points forts / Points faibles
Ce qui marche
- L’originalité : sortir du schéma aquatique pour un parfum sport, chapeau
- La polyvalence : bureau, sport léger, week-end décontracté
- La sophistication : ça reste un Givenchy, on sent le travail de composition
- Saison : printemps-été, parfait. Pas trop léger, pas trop lourd
Ce qui coince
- Le prix : pour une tenue moyenne, on est quand même sur du premium
- La projection : ceux qui aiment qu’on les remarque de loin passeront leur chemin
- L’identité : entre sport et élégance, certains y verront de l’équilibre, d’autres de l’indécision
- La concurrence : dans cette gamme de prix, y’a du monde…
Pour qui ? Pour quoi ?
Honnêtement ? Le gars qui fait du sport mais pas que. Celui qui sort de la salle et va boire un verre après sans passer par la case douche (on a tous un pote comme ça).
Plus sérieusement : homme 25-40 ans, actif, qui cherche UN parfum pour le quotidien sans vouloir sentir le vestiaire. Si vous aimez les boisés frais et que vous en avez marre des aquatiques génériques, testez.
Par contre, si vous cherchez LA bête de performance ou LE parfum de soirée ultra-présent, passez votre chemin. C’est pas fait pour ça.
Rapport qualité-prix
Là, je vais être cash. Entre 80 et 95€ les 100ml selon les revendeurs (j’ai vu les deux tarifs). C’est du premium Givenchy, donc cohérent avec le positionnement de la marque.
Maintenant, est-ce que je le trouve justifié ? Mouais. La composition est travaillée, le flacon nickel, mais la tenue ne me scotche pas. Pour 15-20€ de moins, ça serait un excellent rapport qualité-prix. Là, c’est correct sans plus.
Conseil : attendez une promo. À 70€, c’est un très bon achat. Au prix fort… vous payez aussi la griffe.
Si l’histoire de cette création vous intéresse (comment Givenchy a développé ce concept), vous pouvez lire aussi le contexte de sa sortie en 2026.
Comparaison rapide
Quelques références dans le même esprit :
- Dior Sauvage Elixir : plus intense, plus épicé, moins sport
- Prada L’Homme : plus propre, moins aromatique, tenue similaire
- Versace Dylan Blue : plus aquatique, moins sophistiqué, meilleure projection
Gentleman Society Sport se positionne entre le frais sportif et le boisé élégant. Pas vraiment d’équivalent direct – c’est son atout et son risque.
Verdict final
J’aime ce parfum. Vraiment. Mais je ne l’adore pas.
C’est un très bon jus pour le quotidien printemps-été, avec une vraie personnalité et une approche originale du segment sport. Givenchy a pris un risque en sortant des sentiers battus et ça mérite d’être salué.
Maintenant, soyons réalistes : à ce prix, j’attends soit plus de performance, soit plus de caractère. Gentleman Society Sport fait bien les deux… sans exceller dans aucun des deux.
C’est le bon élève qui fait tout bien sans jamais vraiment briller. Frustrant quand on connaît le potentiel de Givenchy.
Ma note : 7/10
Détail :
- Composition : 8/10 (originale et bien foutue)
- Tenue : 6.5/10 (correcte, pas plus)
- Projection : 6/10 (discrète)
- Originalité : 8/10 (sort du lot)
- Rapport qualité-prix : 6/10 (un peu cher)
Je le recommande si : vous cherchez un boisé aromatique frais pour le quotidien, vous aimez les parfums discrets mais travaillés, vous voulez sortir des aquatiques classiques.
Je passe mon tour si : vous voulez de la performance pure, vous cherchez un parfum de soirée puissant, le budget est serré.
Testez-le absolument avant d’acheter. Ce parfum divise – soit il vous parle tout de suite, soit jamais. Pas de demi-mesure.
