L’Instant de Guerlain Homme : mon avis après 3 mois

Bon, soyons honnêtes : quand on achète du Guerlain, on s’attend à un truc classieux. L’Instant de Guerlain Homme, je l’ai chopé un peu par hasard dans une parfumerie il y a trois mois. Le vendeur m’a fait sentir la mouillette et j’ai halluciné.

Première impression : le choc du cacao

Premier pschitt sur la peau. Le cacao débarque direct, presque agressif. C’est pas subtil, c’est pas léger, c’est carrément gourmand. Derrière, y’a ce patchouli qui adoucit tout ça – et franchement, sans lui, ce serait trop. L’anis vient jouer les trouble-fêtes aussi, ça donne un côté anisé un peu déroutant au début.

Ma copine a fait la grimace. « Ça sent le chocolat noir », elle a dit. Pas faux.

Le truc chelou ? J’ai adoré direct. Mais j’ai compris que c’était pas un parfum pour faire consensus au bureau.

Test terrain : trois mois plus tard

Tenue et projection

Alors là, surprise. Je m’attendais à du costaud vu le prix, mais pas à ce point. Trois vaporisations le matin (cou, poignets), et je le sens encore 8 heures après. La projection est solide les deux premières heures – vos collègues vont savoir que vous êtes là, croyez-moi.

Après, ça se calme. Devient plus peau. Le cacao s’estompe gentiment, le boisé prend le relais avec ce patchouli hyper présent. J’aime bien cette évolution, même si la phase gourmande du début me manque un peu (comment dire… c’est addictif).

Température et saisons

J’ai testé en automne et début hiver. Parfait. Les températures fraîches lui vont comme un gant. Par contre, j’ai tenté un jour de printemps à 22°C… grosse erreur. C’était écœurant, trop lourd, trop présent.

Ce parfum demande du froid. Point.

Occasions

Bureau ? Mouais, avec parcimonie. Deux pschitts max et encore, si vos collègues aiment la gourmandise. Soirée ? Carrément. Rendez-vous galant en automne ? Bingo. Weekend pépère ? Pourquoi pas, mais c’est peut-être too much pour traîner en jogging.

Vous voyez le genre ? C’est un parfum qui demande un minimum d’attitude.

Points forts

La tenue. Franchement, pour un eau de toilette, c’est bluffant. J’ai des parfums trois fois plus chers qui tiennent moitié moins longtemps.

L’originalité relative. Dans un monde saturé d’Acqua di Gio et de Sauvage, porter un truc cacao-patchouli-anisé, c’est rafraîchissant. Pas mal de gens me demandent ce que je porte.

Le flacon. Sobre, élégant, pas tape-à-l’œil. Ça change des flacons masculins qui ressent tous au même design agressif.

La complexité. Ça évolue vraiment sur la peau. C’est pas un parfum linéaire qui sent pareil du début à la fin – et ça, j’apprécie.

Points faibles

Le côté polarisant. Trois personnes l’ont adoré sur moi, deux ont détesté. C’est pas un safe choice si vous cherchez à plaire à tout le monde.

La saisonnalité limitée. Je ne peux pas le porter 9 mois sur 12. Ça reste un parfum d’automne-hiver strict (et encore, pas quand il fait trop doux).

L’ouverture brutale. Les cinq premières minutes, c’est violent. Le cacao arrive comme un bulldozer. Faut aimer. Ou attendre que ça se pose.

La disponibilité. Pas toujours facile à trouver en parfumerie, j’ai galéré pour en racheter.

Rapport qualité-prix

Comptez entre 70 et 90€ selon la contenance et les promos. Honnêtement ? C’est correct pour du Guerlain. Pas donné, mais pas du vol non plus. La tenue justifie le prix – vous n’allez pas vider le flacon en trois semaines.

Y’a moins cher pour sentir bon. Mais y’a pas beaucoup d’alternatives avec ce profil olfactif dans cette gamme de prix. Si vous cherchez un cacao-patchouli bien foutu, les concurrents sont souvent plus chers (ou franchement moins classe).

Bref. C’est un investissement raisonnable si le parfum vous plaît vraiment.

Mon verdict cash

L’Instant de Guerlain Homme, c’est pas un parfum facile. C’est pas un truc que je conseillerais à quelqu’un qui débute dans la parfumerie ou qui veut juste « sentir propre » au boulot.

Par contre, si vous aimez les parfums gourmands boisés, si vous assumez un sillage présent, si vous cherchez quelque chose d’un peu différent sans tomber dans l’excentrique… testez-le. Vraiment.

Moi, je le porte quand j’ai envie de me faire plaisir. Quand il fait froid dehors et que j’ai besoin de chaleur olfactive. Quand je veux sortir de ma rotation habituelle.

C’est devenu mon parfum réconfort d’automne. Celui que je mets sans réfléchir les dimanches pluvieux. Et ça, ça vaut tous les arguments rationnels.

Ma note : 7,5/10

Pourquoi pas 8 ou 9 ? La saisonnalité trop limitée et le côté polarisant me gênent un peu. Mais bordel, quand ça marche, ça marche vraiment bien.

Allez-vous l’adorer autant que moi ? Aucune idée. Mais au moins, vous savez dans quoi vous mettez les pieds.

Pour un autre classique masculin Guerlain, découvrez notre expérience avec cette fragrance intemporelle.

Article rédigé par

Thomas Verdict