Avis L’Interdit Givenchy : Mon Test Sans Filtre

Quand j’ai acheté L’Interdit pour l’offrir, je m’attendais à un truc classique de maison de couture. Vous savez, joli flacon mais parfum sans personnalité. Raté.

Ma compagne l’a testé un matin d’octobre. Trois heures plus tard, je sentais encore son sillage dans l’entrée. Là, je me suis dit qu’il fallait creuser.

Première impression : la claque florale

Le flacon blanc avec sa bague noire, c’est chic. Bon, ça reste du Givenchy donc l’emballage fait le job.

Premier pschitt. La fleur d’oranger arrive direct, accompagnée d’un truc plus sombre que je n’arrive pas trop à identifier au début. C’est gourmand sans être écœurant – ce qui est rare franchement. Le jasmin se pointe quelques minutes après, mais il reste discret.

Ce qui m’a surpris? Cette tubéreuse qui débarque progressivement. Normalement je ne suis pas fan des tubéreuses trop présentes, elles peuvent vite tourner au savon de luxe. Là, c’est dosé pile comme il faut.

Le patchouli et la vanille forment le fond. Attention, on ne parle pas de vanille pâtisserie. C’est plus subtil, presque boisé par moments. Entre nous, c’est ce qui évite au parfum de tomber dans le piège de la gourmandise facile.

Test terrain : trois semaines d’utilisation

Tenue et projection

J’ai fait tester à différents moments. Bureau, sorties, week-end décontracté. Voilà ce que j’ai noté.

Tenue : entre 6 et 8 heures sur peau. Mieux sur vêtements – facilement 12 heures sur un pull en laine. La projection reste correcte pendant les trois premières heures, puis elle se fait plus intime.

Le sillage? Présent sans être envahissant. On vous sentira dans un ascenseur, mais vous n’allez pas asphyxier vos collègues de bureau. Deux pulvérisations suffisent largement (j’insiste là-dessus, j’ai vu trop de gens en abuser).

Évolution dans la journée

Le parfum évolue pas mal. Les premières heures, c’est la fleur d’oranger qui domine avec cette fraîcheur. Vers la troisième heure, la tubéreuse prend plus de place et ça devient vraiment sensuel.

En fin de journée, il reste cette base vanille-patchouli assez cosy. C’est doux, presque réconfortant. Ma compagne dit que c’est à ce moment-là qu’elle le préfère.

Polyvalence

Je l’ai vu porté en journée au boulot – ça passe. En soirée, c’est encore mieux. Pour l’été, je dirais que c’est limite (trop riche quand il fait vraiment chaud), mais de septembre à mai, c’est bon.

L’automne et le printemps sont les saisons idéales. L’hiver aussi si vous aimez les floraux qui tiennent la route malgré le froid.

Points forts et faiblesses

Ce qui marche vraiment

La composition. Givenchy a bien bossé sur l’équilibre floral-gourmand. Pas facile de rendre une tubéreuse portable au quotidien, c’est réussi ici.

La tenue honnête. Pour un floral moderne, tenir 6-8 heures c’est correct. J’ai testé des parfums à 200€ qui font moins bien.

La polyvalence bureau-soirée. Vous pouvez le porter à 9h du matin sans faire trop, et il tient la route pour un dîner le soir.

Le flacon. Simple mais élégant, il prend pas trop de place sur une étagère.

Les limites (soyons honnêtes)

L’originalité… bof. C’est bien fait mais on reste sur un schéma assez attendu de floral blanc gourmand. Si vous cherchez quelque chose de vraiment différent, passez votre chemin.

La projection qui faiblit rapidement. Après 3-4 heures, faut vraiment se rapprocher pour sentir quelque chose. Personnellement ça ne me dérange pas mais certains veulent un sillage de bête toute la journée.

L’effet « déjà vu » en ville. J’ai croisé au moins cinq personnes qui le portaient en un mois. C’est un succès commercial donc niveau exclusivité, on oublie.

Le prix reste élevé pour ce que c’est. On reviendra là-dessus.

Rapport qualité-prix

Le 50ml est à environ 80€, le 80ml autour de 105€. Pour du Givenchy, on est dans la moyenne haute du marché premium.

La qualité des ingrédients semble bonne. La tenue est honnête. Mais franchement, pour 105€, j’aurais aimé une projection qui tient un peu plus longtemps.

Bon point : on le trouve régulièrement en promo. J’ai vu le 80ml à 75€ en période de soldes. À ce prix-là, L’Interdit devient vraiment intéressant.

Comparé à des trucs comme Good Girl de Carolina Herrera ou La Vie Est Belle de Lancôme (même gamme de prix), je trouve qu’il se défend bien. Plus subtil que Good Girl, moins mainstream que La Vie Est Belle.

Verdict final et note

L’Interdit de Givenchy, c’est un bon floral blanc moderne. Point. Ni révolutionnaire, ni décevant.

C’est bien fait, ça sent bon, ça tient correctement. Pour une femme qui cherche un parfum élégant et polyvalent sans vouloir passer trois heures à comparer des trucs de niche, c’est un choix solide.

Par contre, si vous voulez sortir des sentiers battus ou avoir un truc que personne ne porte, cherchez ailleurs. Et si votre budget est serré, attendez une promo – ça viendra.

Ma note : 7,5/10

Deux points en moins pour le manque d’originalité et la projection qui baisse vite. Mais je recommande quand même, surtout si vous trouvez une bonne offre.

Ah, et j’oubliais : si vous êtes allergique aux tubéreuses ou que vous détestez les floraux blancs, passez direct votre chemin. Ça ne sert à rien d’insister.

Reste une question que je me pose : pourquoi ce parfum cartonne autant alors qu’il n’invente rien? Peut-être que la sécurité d’un bon floral bien fait vaut mieux qu’un pari raté sur un truc original…

Retrouvez ce parfum sur Olfastory et Tendance Parfums.

Article rédigé par

Thomas Verdict