Première impression : une claque de lavande
Bon, soyons honnêtes… quand j’ai vaporisé Le Male In Blue pour la première fois, j’ai eu un mouvement de recul. La lavande arrive comme un uppercut. Pas la lavande douce des parfums « safe » pour plaire à tout le monde, non. Celle-là, elle a du caractère.
Les premières secondes sont violentes, presque agressives. Je me suis demandé si j’allais tenir la journée avec ce truc. Puis, au bout de 5 minutes (montre en main), quelque chose bascule. L’anis débarque et là… franchement, ça devient intéressant.
Cette combinaison lavande-anis, je ne sais pas trop comment l’expliquer, mais ça marche. C’est sucré sans être écœurant, aromatique sans tomber dans le barbershop classique. Différent.
Test terrain : 2 semaines au quotidien
Tenue réelle
J’ai porté ce parfum pendant 15 jours d’affilée pour vraiment me faire un avis. Deux sprays le matin (un sur chaque poignet), pas plus.
Résultat ? 6 à 7 heures de présence correcte. Pas exceptionnel, mais honnête pour un aromatique. Vers 14h-15h, il faut s’approcher pour le sentir, mais il est encore là. Le soir, terminé – faut ré-appliquer si vous sortez.
Projection et sillage
Les 30 premières minutes : énorme. On vous sent arriver de loin (peut-être trop d’ailleurs). Ma collègue m’a fait la remarque dès le premier jour. Après, ça se calme vite. Le parfum devient plus intime, ce qui convient mieux au bureau finalement.
Le sillage reste présent environ 2-3 heures, puis il devient carrément discret. Pour ceux qui aiment les parfums « bête de sillage », passez votre chemin. Le Male In Blue n’est pas fait pour marquer les esprits à 5 mètres.
Évolution dans la journée
C’est là que ça devient cool. Le matin, c’est 80% lavande, 20% anis. À midi, l’anis prend le dessus et ça devient presque gourmand (ce qui m’a surpris). L’après-midi, le benjoin se réveille et enveloppe le tout d’une chaleur agréable.
Bref, trois parfums en un. Ou presque.
Points forts / Points faibles
Ce qui marche
- L’originalité : dans la masse de parfums sucrés-vanillés-boisés, celui-là sort du lot
- L’évolution : il ne reste pas figé, il bouge, il vit
- La polyvalence saisonnière : je l’ai porté en mars-avril, nickel. Je pense qu’en automne ce sera parfait aussi
- Le flacon : classique JPG, toujours aussi efficace (même si on s’en fout un peu)
Ce qui coince
- La tenue moyenne : pour le prix, j’aurais aimé 2-3 heures de plus
- L’ouverture brutale : faut aimer la lavande, sinon vous allez détester les 10 premières minutes
- Le côté polarisant : ma copine adore, mon pote trouve ça « trop parfumerie » (comprends pas sa remarque mais bon)
- Pas pour l’été : testé un jour à 25°C, c’était limite étouffant avec la chaleur
Rapport qualité-prix
Alors là, on entre dans le vif du sujet. Le 125ml tourne autour de 90-100€ selon les enseignes. Pour un parfum de niche, c’est correct. Pour du Jean Paul Gaultier, c’est dans la moyenne haute.
Honnêtement ? Je trouve ça un poil cher pour la tenue proposée. À 70-80€, j’aurais dit « foncez ». À 100 balles, faut vraiment aimer le jus. Parce que niveau performance pure, y’a moins cher qui tient mieux (même si c’est moins original).
Mon conseil : attendez une promo. Ou achetez le 75ml si vous voulez tester sans vous ruiner. Si vous voulez en savoir plus sur la composition exacte et les notes, jetez un œil à la fiche complete sur ce parfum.
Pour qui ?
Ce parfum s’adresse aux mecs (et pourquoi pas aux femmes qui assument) qui :
- En ont marre des parfums passe-partout
- Aiment la lavande mais pas en version « eau de Cologne de grand-père »
- Cherchent quelque chose pour le printemps/automne
- Préfèrent les parfums qui évoluent plutôt que les monolithes
Par contre, si vous cherchez une bête de performance pour tenir 12 heures… c’est pas le bon cheval.
Verdict final
Le Male In Blue, c’est un pari. Gaultier a sorti un truc audacieux avec cette lavande massive et cet anis gourmand. Ça fonctionne ? Oui, clairement. C’est parfait ? Non.
La tenue m’a un peu déçu pour le prix demandé. Mais l’originalité et l’évolution rattrapent le coup. C’est un parfum qui ne laisse pas indifférent – soit vous accrochez direct, soit vous fuyez.
Moi, j’accroche. Pas au point d’en faire mon signature scent, mais suffisamment pour le garder dans ma rotation printanière.
Ma note : 7/10
Recommandation : Testez-le impérativement avant d’acheter. Portez-le au moins 2-3 heures pour voir l’évolution. Si l’ouverture lavande ne vous fait pas fuir et que le cœur anisé vous séduit, vous tenez un bon parfum original. Sinon, il y a plein d’autres options moins clivantes sur le marché.
Voilà pour mon avis cash. Pas de langue de bois, juste ce que j’ai vécu avec ce flacon pendant deux semaines.
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