Première Impression : Le Choc Tropical
Bon, soyons honnêtes. Quand j’ai sprayé Olympea Elixir la première fois, j’ai pensé « cocktail de plage ». L’ananas arrive direct, juteux, presque agressif. Pas subtil pour un sou. Ma copine a levé le nez : « Tu sens les vacances ou quoi ? »
Pas exactement ce que j’attendais d’un parfum qui s’appelle « Elixir ». Je m’attendais à quelque chose de plus dense, presque sirupeux. Là, c’était carrément ensoleillé.
Première minute : ananas à fond. Presque trop. Puis le jasmin commence à pointer, et là… les choses s’arrangent. Le fruité devient moins criard, plus fondu. L’huile de monoï (que je sentais pas trop au départ) se révèle progressivement. Genre protection solaire chic.
Test Terrain : 3 Semaines de Port Réel
Tenue et Projection
J’ai porté ce truc dans tous les contextes possibles. Bureau, afterwork, weekend à la mer, même salle de sport (oui, je sais).
La tenue ? Franchement pas mal. 6-7 heures facile avant que ça commence à faiblir. Par contre, la projection… c’est variable. Les deux premières heures, ça envoie. Sérieux. On m’a fait des remarques à 2 mètres. « C’est toi qui sens comme ça ? » Après, ça se calme vite. Devient presque intimiste.
Le sillage reste tropical jusqu’au bout. Le monoï prend vraiment le dessus après 4-5 heures. C’est là que ça devient intéressant, d’ailleurs. Moins agressif, plus enveloppant.
Selon les Températures
Testé par 12°C : mouais. Ça marche pas. Le fruité tombe à plat, le monoï fait bizarre sur peau froide.
Par 25°C et plus : là, ça décolle. L’ananas et le jasmin s’expriment vraiment. Le monoï apporte ce côté onctueux sans être écœurant. Parfait pour les soirées d’été où il fait encore 20°C à 21h.
J’ai même tenté en plein cagnard à 35°C. Projection dingue mais tenue réduite (4h max). Faut réappliquer.
Pour ceux qui veulent comprendre l’évolution de la gamme Olympea, je conseille de découvrir notre analyse détaillée de cette version Elixir.
Ce Qui Marche (Vraiment)
Le jasmin. Sérieusement, c’est lui la star une fois que l’ananas se calme. Charnel sans être lourd. Ça reste féminin mais avec du caractère.
Le monoï apporte un truc rare dans cette gamme de prix. Cette texture huileuse-ensoleillée, j’avais senti ça que dans des niche à 200 balles. Là, c’est bien foutu.
L’originalité aussi. Dans un rayon saturé de gourmands vanillés et de floraux roses, celui-là se démarque. On le reconnaît direct.
Ce Qui Coince
L’ananas des 30 premières minutes. Trop. Vraiment. J’ai eu des regards étranges dans le métro. « Le mec qui sent le jus de fruits » – pas hyper valorisant.
La saisonnalité. Ce parfum, c’est juin-septembre max. Le porter en novembre ? Bonne chance. Ça fait vraiment décalé.
Le flacon… comment dire. Le design Olympea, soit on aime, soit on déteste. Perso, je trouve ça un peu trop bling. Mais bon, c’est subjectif.
Et puis (je sais, c’est bête) mais j’ai du mal avec l’image 100% féminine. En tant que testeur mec, je peux pas vraiment le porter sur moi en vrai. J’ai dû le faire tester à ma copine et des amies. Pas mixte du tout, celui-là.
Rapport Qualité-Prix
Compté entre 90 et 110€ selon les formats et les promo. Pour un designer, c’est dans la moyenne haute.
Est-ce que ça les vaut ? Bah… disons que vous payez pour l’originalité. Si vous cherchez juste un floral-fruité classique, y’a moins cher. Si vous voulez ce côté tropical-monoï avec de la tenue, là oui, ça se justifie.
Perso, j’aurais aimé 20€ de moins. À 70-80€, ce serait un excellent rapport qualité-prix. Là, c’est correct sans être une affaire.
Attention au pricing en parfumerie vs online. J’ai vu des écarts de 25€ pour le même 80ml. Checquez les sites avant.
Pour Qui ? Pour Quand ?
Clairement pour les femmes qui assument. Celles qui aiment être remarquées. Pas un parfum discret de bureau (sauf si vous bossez en terrasse).
Idéal pour :
- Vacances à la mer
- Soirées d’été en rooftop
- Festivals, concerts outdoor
- Brunch du dimanche au soleil
À éviter pour :
- Entretiens pro
- Contextes formels
- Automne/hiver (vraiment)
- Si vous aimez la discrétion
Mon Verdict Cash
Olympea Elixir, c’est un parfum de niche déguisé en designer. Original, bien fait techniquement, mais hyper clivant.
Les 30 premières minutes m’ont presque fait abandonner. Puis le jasmin et le monoï m’ont rattrapé. Au final ? Un bon parfum d’été pour celles qui cherchent autre chose que les sempiternels floraux aquatiques.
Mais faut aimer le fruité très présent. Et accepter la saisonnalité. C’est pas un all-year.
Ma note : 7/10
Points forts : Originalité, jasmin de qualité, monoï rare dans ce segment
Points faibles : Ananas trop présent au début, saisonnalité limitée, prix un peu tendu
Je l’achèterais ? En 50ml pour l’été, oui. En 80ml comme parfum principal ? Non. Trop spécifique.
Tout le monde va aimer ? Certainement pas. Celles qui vont aimer risquent de devenir accros ? Probablement. C’est ça aussi, les parfums à caractère.
