Valentino Purple Melancholia : Mon Avis Sans Filtre

Bon, je vais être direct : Valentino Purple Melancholia, c’est pas un parfum pour tout le monde. Et je pèse mes mots.

Première impression : WTF moment

La première fois que j’ai vaporisé ce truc, j’ai cru m’être trompé de flacon. Une déferlante de cardamome qui te gifle littéralement les narines. Pas une cardamome discrète qui se fait oublier, non. Une cardamome qui hurle « JE SUIS LÀ » pendant au moins 20 minutes.

C’est mentholé, c’est vert, c’est citronné… bref, c’est intense. Franchement, sur les 10 premières minutes, j’étais pas convaincu du tout.

Le test terrain (là où ça devient intéressant)

Je l’ai porté pendant deux semaines complètes. Boulot, soirées, week-end. Voici ce que j’ai noté.

Tenue : carrément solide

6 à 7 heures facile. Sur vêtement, ça tient jusqu’au lendemain matin (véridique, mon pull sentait encore la cardamome après une nuit). Donc niveau performance, rien à redire.

Sillage : attention les yeux

Là, faut qu’on parle. Purple Melancholia, c’est pas discret. Les deux premières heures, tu vas laisser une trainée. J’ai eu trois collègues qui m’ont demandé ce que je portais – dont une qui a fait une grimace (mais bon, elle est team aquatique depuis toujours).

Après ce pic de projection assez violent, ça se calme et ça devient plus portable. Mais oublie l’idée d’en mettre 5 pschitts le matin. Deux suffisent amplement.

L’évolution bizarre (coco + lavande)

Alors là… j’avoue que je m’y attendais pas. Après 30 minutes, tu te retrouves avec de la noix de coco crémeuse qui débarque. Et pas qu’un peu. Couplée à une lavande bien présente, ça crée un truc vraiment particulier.

Comment dire… on passe d’une épice verte agressive à une ambiance presque tropicale-barbershop. C’est déroutant. Personnellement, j’ai mis quelques jours à m’y faire, mais maintenant j’apprécie cette schizophrénie olfactive.

Pour ceux qui veulent creuser l’histoire derrière cette compo atypique, vous pouvez découvrir notre analyse détaillée sur les choix du parfumeur.

Points forts / Points faibles

Ce qui marche

  • Original à mort – personne ne porte ça autour de moi
  • Tenue au top
  • Le fond boisé ambré sauve vraiment le truc et apporte de la profondeur
  • Parfait pour l’hiver, cette chaleur épicée-coco fonctionne bien par temps froid
  • Si tu veux te démarquer, mission accomplie

Ce qui coince

  • L’ouverture cardamome est vraiment brutale (j’ai failli abandonner)
  • Le mélange coco-lavande peut sembler chelou
  • Projection un peu trop agressive les premières heures
  • Faut vraiment aimer les parfums caractériels
  • Pas polyvalent du tout – j’arrive pas à l’imaginer en été

Rapport qualité-prix

On tourne autour de 110-130€ selon les revendeurs. Pour une EDC de cette tenue, c’est honnête. Pas donné, mais on est sur du Valentino avec une vraie personnalité.

Par contre, je conseille vraiment d’aller le tester en boutique avant d’acheter. Sérieusement. Ce serait con de claquer 120 balles sur un truc que tu vas détester.

Verdict final

Valentino Purple Melancholia, c’est un parfum qui assume ses choix jusqu’au bout. Cardamome à fond, coco omniprésent, lavande généreuse… ça donne un truc boisé aromatique complètement barré.

Est-ce que je le recommande ? Ça dépend. Si tu cherches un safe pour le bureau, passe ton chemin. Si tu veux du classique inoffensif, oublie.

Mais si t’en as marre des One Million et autres Sauvage, si tu veux une fragrance qui a des couilles et qui assume totalement son délire mélancolique… là, oui, fonce.

Moi, après deux semaines, je suis conquis. Mais j’ai conscience que 50% des gens vont détester.

Ma note : 7/10

Un parfum imparfait, parfois trop intense, mais tellement plus intéressant que 90% de ce qui sort actuellement.

Vous l’avez testé ? Vous êtes team cardamome explosive ou team fuite ?

Article rédigé par

Thomas Verdict